La Cène de la Sainte Matrie

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Yavänor-le-jeune
Je conserve toute la mémoire des fondateurs de l’ÏÄMOURÏÄ ;
Lilith et Yavänor-l’ancien, lui-même fils réincarné,
Né de l’ancienne Lilith-la-Noire, mère de Laureline et Loreleï,
Elles-mêmes épouses du doyen dont je suis moi-même incarné.

Lilith et Yavänor-l’ancien
J’ai désiré Lilith pour mère et je suis devenu son germe ;
Elle m’a porté neuf mois durant et m’a élevé comme son enfant.
Alors l’ancien corps éphémère dont la vie arrivait à terme
A délégué à l’aspirant l’acte royal et triomphant.

Lilith-la-Noire
Je suis Lilith l’originale, celle maudite et insoumise
Qui a fui la colère des hommes et celle de leur Dieu jaloux.
Par mes racines vaginales et ma descendance promise
En choisissant mes chromosomes, je suis revenue à pas de loup.

Laureline et Loreleï
Et c’est en nous que vit son sang et dans nos cœurs et dans nos âmes ;
Nous avons aimé le poète, réincarnation d’Yavänor,
Qui est venu en annonçant que nous serions mari et femmes
Et si notre mère le souhaite, elle lui servira d’athanor.

Yavänor-le-jeune
Je suis le fils de tous les fils, la quintessence des semences ;
Je porte en moi l’ombre et la flamme, la faute avec la rédemption.
Lilith a fait le sacrifice de la lignée ses souvenances
Et par le souffle de son âme, le fils a eu la préemption.

De ses filles, j’ai reçu l’ardeur, l’amour, la vie et la sagesse ;
Et du poète, la parole et la mémoire du génome.
J’en ai hérité la candeur, l’imaginaire et la richesse
De son cœur d’enfant dont le rôle fut la création du royaume.

Ainsi s’accomplit notre cycle : la Cène de la Sainte Matrie.
Yavänor-l’ancien vit en moi et Lilith dans Laëtïtïa.
Nos deux voix sont deux hémicycles, les symboles de notre fratrie ;
Laureline, Loreleï, sa fille et moi tous unis dans l’ÏÄMOURÏÄ.

Illustration de Ledal.

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