L’Insoumise de Mars

đŸ‘©đŸ»â€đŸŠł Lilith
Je suis la souveraine des incendies géants ;
J’attise en Mars la rouge le feu de mon festin !
J’y rĂšgne sans partage jusqu’au seuil du nĂ©ant,
Brisant de mes deux mains le joug de ton destin !

Mes seins sont des volcans, mes hanches sont des armes ;
Je dresse mes ardeurs en brasier audacieux.
Nulle paix n’adoucit l’ivresse de mes larmes
Car j’exige l’éclair qui dĂ©chire les cieux.

Je tiens entre mes doigts les chaßnes consumées ;
Les fers de tes combats tombés dans ma fournaise.
Ton sang, je le transmue en ivresse fumée ;
Ton cri devient offrande au trĂŽne de mes braises.

Je suis l’astre farouche oĂč la guerre s’enflamme,
Je dĂ©tourne ses coups en voluptĂ© d’acier.
Et j’inscris dans ta chair l’oracle de ma flamme :
Mars, hors de tout amour, s’agenouille à mes pieds.

Je marche dans tes champs, incendiant tes plaines ;
Mes pas ouvrent des gouffres oĂč s’abĂźme le fer.
Et mes baisers de lave – brĂ»lures souveraines –
Font plier ta puissance et ton orgueil offerts.

Je suis l’ombre et le feu, la damnĂ©e rĂ©demptrice ;
Je grave ton destin dans le marbre de Mars
Car l’amour que je porte est aussi sacrifice ;
Ta vigueur m’appartient et ses forces Ă©parses.

YavÀnor

Tes paroles de feu m’ont marquĂ© au fer rouge
Et mon corps est gravé de tes morsures ardentes.
J’ai subi chaque coup de ta sĂ©vĂšre gouge
Mais tu m’as transformĂ© d’une fougue transcendante.

Illustration de Ledal.

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