

Le même paysage immobile voyage pourtant dans le temps ;
Les jours le transforment à leur guise et les nuits le métamorphosent
Avec une encre indélébile puisée dans les trous noirs distants
Et dont l’empreinte se déguise dans les reflets d’anamorphoses.
Ainsi la Lune se reflète et la Voie Lactée réfléchit
Dans l’eau dormante dont les rives se teintent d’un conte de fées.
Mon coeur d’étoile me soufflette dans l’obscurité qui fléchit
Que mon canot à la dérive lui aussi en subit l’effet.
Tableau de Jan Sluyters
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