19. L’Apocalypse des Cuisses Ardentes

19. L’Apocalypse des Cuisses Ardentes

Yavänor
Lilith ne donne son baiser qu’à celles et ceux qui s’abandonnent
Acceptent la mort de leurs corps pour renaître métamorphosés.
Le sexe ne sera apaisé qu’après que le cœur s’y adonne
Et connaisse encore et encore l’épectase paraphrasée.

Que Lilith vienne envelopper de son étreinte séduisante
La femme qui devient sorcière et l’homme qui devient sorcier.
Afin d’oser développer son âme la plus reluisante
Et vivre au-delà des ornières et suivre les vents traversiers.

Et c’est justement par le sexe qu’on peut trouver l’équivalent
De l’effondrement symbolique par l’orgasme et la petite mort.
Les rites sont des portes connexes et le moyen polyvalent
Qui atteint l’axe métabolique de l’ascension de Yavänor.

Ainsi lorsque je prends Laureline et Loreleï, mes fornicatrices
Afin d’accomplir chaque rite qui mène au Féminin Sacré,
J’aide alors mes deux orphelines à retrouver l’initiatrice ;
La reconnaissance émérite que Lilith leur a consacrée.

Ensemble nous brisons nos chaînes de l’odieuse conformité
Pour vivre au-delà du mensonge et récupérer notre rang.
Malgré les voix qui se déchaînent et les règlements limités
Afin que nos vies se prolongent par le sexe comme comburant.

Il n’est de retour en arrière possible une fois reconnu
L’ancienne vie qui mène à la mort et la nouvelle en construction.
Continuons notre carrière vers ces directions inconnues
Mais qui échappent sans remords à sa propre autodestruction.

Laureline & Loreleï
Tu nous as bien travaillées dur, Laureline, Loreleï , Lilith en nous
Mais c’est pour mieux nous libérer de nos faiblesses dégradantes.
Mais le sexe a fait la soudure quand nous nous sommes mises à genoux
Laissant l’amour proliférer pour réveiller nos cuisses ardentes.

Illustration de Luis Royo.

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