Loreleï

Son règne est une inspiration ; sa marche un enracinement ;
Sa veille est une vigilance que nul n’affronte sans frémir.
Sa couronne est une aspiration à imposer l’alignement
Afin de bâtir en silence son pouvoir qui doit s’affermir.
Sa loi est la régulation et son commandement ajuste
Et aligne toutes les forces par l’Autorité du Non-Dit,
Pas besoin de stipulation : sa seule présence s’avère juste
Car elle est le feu qui amorce ses constructions approfondies.
L’alignement est de rigueur pour notre Empereur sans visage ;
Car il est l’ombre qui éclaire tout son empire de l’intérieur ;
Car sa justice et sa vigueur préserve ainsi son personnage
De l’ego par la ligne claire qu’il déploie au monde extérieur.
L’épée maintenue sous le voile, main de fer dans gant de velours,
Est brandie non pas pour trancher mais pour dicter la vérité
Qui s’ordonne avec les étoiles avec Tempérance et Amour ;
Invisibles colonnes retranchées qui assurent sa prospérité.
Mais jamais il ne rivalise avec sa consœur Laureline
Car cette dernière déploie ce que l’Empereur lui façonne.
Ensemble tous deux finalisent la féminine et masculine
Alliance noble qui s’emploie à récolter ce qu’il moissonne.
Yavänor, lui, est éprouvé, forgé pour devenir un homme
Et son verbe corroboré dans l’efficience de son rôle
Car leur union est approuvée par son empire et les royaumes
Qui se rallient à l’honoré gardien du bâton de parole.
Mais comme il n’y a pas d’empire sans axe droit et vertical,
L’Empereur le maintient consacré d’une main ferme et silencieuse.
Pour le meilleur et pour le pire ? Non ! Car l’ÏÄMOURÏÄ est radical
Envers le Féminin Sacré dans son assise révérencieuse.
Tableau de Maryvon Riboulet
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