Mélancélie

Mélancélie

Ses larmes devenues volutes flottent autour de sa chevelure,
Dont chaque boucle se souvient d’une promesse non tenue.
Cœur et raison sans cesse en lutte laissent échapper à toute allure
Une seule pensée qui va et vient : « Comment t’aimer sans retenue ? »

« Je te désire sans frontières, sans ciel, sans terre et sans abîme ;
Je te veux gravé dans ma chair comme je ne l’ai jamais senti !
Ma chair qui ressent tout entière dans ses parties les plus intimes
L’amour pour l’être le plus cher trop fort, à jamais ressenti.

De tout ton corps que je dévore dans cette absence insoutenable
Je t’appelle au-delà des mondes, je t’appelle au-delà des peurs !
Je suis une âme carnivore de cet amour déraisonnable
Qui laisse une brûlure immonde, une souffrance dans le cœur. »

Mélancélie, sèche tes larmes et laisse-moi te raconter
Que ton vœu n’existe pas encore mais ça ne durera pas toujours.
Ta flamme d’amour est une arme qui doit ta patience affronter ;
Si le temps cruel te dévore, il te rend forte chaque jour.

Tableau de Denise Duryea.

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