Un jour les cellules en eurent marre d’être assujetties au cerveau
Qui leur bouffait tout l’oxygène et leur pompait l’hémoglobine.
Pour sortir de ce cauchemar, le corps démarra les travaux
Pour lutter contre cette gêne et mettre au point une combine.
D’abord le crâne devint mince, le cœur accéléra son rythme
Et la pression monta en flèche visant ce tyran absolu
Jusqu’à ce que la tête évince le fourbe coupable du schisme
En le propulsant par la brèche créée dans le cuir chevelu.
Alléluia ! Tous libérés du poids de la matière grise
Qui leur provoquait la gangrène, tous reprirent du poil de la bête.
Par le cerveau éviscéré, les organes eurent la surprise
De faire leurs adieux aux migraines, aux maux et aux prises de tête.
Illustration de Kurt Chang.
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