Toute nue dans la lecture

Elle déshabille les livres page après page, lentement
Pour en savourer le plaisir de mettre à nu chaque chapitre.
Joie solitaire qui la délivre, au creux de son appartement,
De la folie et du délire que lui évoque son libre arbitre.

Ell’ commenc’ toujours par la fin le moindre roman policier
Car l’intrigue, ainsi dévoilée, met plus de sel aux personnages.
Elle a voyagé aux confins des mers par les beaux officiers
Qui lui ont, le cœur, étoilé au moment du déboutonnage.

Si la fin n’est pas à son goût, elle en invente une à dessein
En jouant la femme fatale, beauté virginale ineffable.
À New-York, Paris ou Moscou, le héros caressant ses seins
Prodigue des amours fœtales… qui, hélas, ne sont qu’une fable.

Tableaux de Pablo Picasso.

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