Les quatre saisons

Au printemps ma ville s’éveille et ses enfants vont à l’école
Pour apprendre le nom des rues et forger l’esprit batailleur.
Puis ils s’endorment et se réveillent pour respecter un protocole
Qui chaque jour les rend férus d’apprendre à être le meilleur.

En été ma ville travaille dans un circuit bien établi
Qui commence par les transports qui ne s’arrêteront jamais.
Et, sous peine de représailles, l’emploi du temps préétabli
Règle son rythme comme un sport pour lequel il faudra ramer.

À l’automne ma ville recompte tous les jours, les mois les années
Qu’on a passés à récolter ce qui s’empile dans les greniers.
Une part pour Monsieur le Vicomte qui jouit à s’en pavaner ;
Une part pour les gueux révoltés qui n’auront que le choix de grogner.

En hiver ma ville s’endort dans des jours de mélancolie ;
Le temps se fige dans ses ruelles, les maisons s’emplissent d’ennui.
Ainsi, la boîte de Pandore m’a donné un torticolis
Et mon espérance cruelle, c’est de dormir toute la nuit.

Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

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