Le plumage ne fait pas l’oiseau, ni même une belle envergure
Seulement l’organe vocal le hisse au trône des forêts.
S’il pavane entre les roseaux avec son chant de bonne augure,
C’est pour charmer dans son local les oiselettes à déflorer.
Ainsi pour que le Picolo s’attire plein de Picolettes,
Aussi loin que porte sa voix, il chante ses jolis envois.
Et gare aux petits rigolos qui convoitent les gigolettes,
Ils s’affronteront en tournoi dont le vainqueur sera le roi.
Dès qu’il entend un prétendant gazouiller sur son territoire,
Il se met à chanter plus fort au maximum de son ramage.
Le vainqueur a du repondant ; il a séduit son auditoire.
Le vaincu après tant d’effort s’écarte en un dernier hommage.
Tableau de Fabienne Barbier
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