

Du marbre froid, une tête colossale s’érige,
Là, les neuf muses, en un ballet d’aurore,
Sous l’œil de la lune qui l’espace fige,
Quittent la pierre pour vivre un peu encore.
L’une se perche au sommet des pensées,
Tandis qu’au loin, dans l’eau bleue de la nuit,
Deux autres glissent, de la rive, chassées,
Là où demain se baigne et doucement s’enfuit.
Elles ne sont plus de simples allégories,
Chaque courbe est un vers, chaque ombre un mystère,
Mais les éclats des âmes sont enfin aguerris
Afin de donner vie à ce géant de pierre.
De ce gigantesque vide que l’espoir a décrit,
Naît alors l’Homme Sept avec ce don suprême :
Elles viennent danser, sans un bruit, sans un cri,
Pour devenir enfin le cœur de son poème.
Texte d’ÄLLÏÄ et Illustration d’Olivia Waller.
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