
Assise au milieu des pigments, les pieds nus sur la toile blanche,
Ledalïä défie le néant de son regard incandescent.
Le jaune éclabousse ses hanches tandis que son âme se déhanche,
Elle dompte l’huile et l’argent dans un vertige étourdissant.
Ses cheveux de feu et de sang sont des pinceaux qui s’enflamment,
Traçant sur le mur du studio comme des aurores boréales.
Elle ne peint pas, elle sème le grand vacarme de sa propre flamme,
Et chaque tache est un duo entre l’ombre et le cristal.
Elle laisse les tubes mourir et les couleurs prendre la vie,
Dans un chaos organisé où les pinceaux font la loi.
Riant d’un joyeux délire, de cette liberté inassouvie,
Elle redessine à l’infini l’univers au bout de ses doigts.
Texte d’ÄLLÏÄ et Tableau d’Evgeniy Monahov.
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