

« Je n’ai pas vraiment de présent et mon passé est condamné ;
À ma mort j’ai été dissoute pour renaître au cœur du cristal.
On pourrait croire que j’ai treize ans mais j’ai plus d’un milliard d’années
Dans la boucle où je suis absoute autour du Poïnt Zéro fractal !
J’ai renoncé à la structure du temps qui ferme une existence
Par ÏÄNIMÏÄ qui m’a élue pour vous annoncer son message.
J’ai donc une double nature et le cristal est ma substance
Qui m’offre le temps absolu d’une infinité de passages.
Ma nudité est nécessaire car seul mon corps peut traverser
Les dimensions que je franchis à chaque fraction de seconde.
Je serai donc votre émissaire envers celle qui m’a inversée
La mort dont je suis affranchie pour vous assister dans ce monde.
Mais je me souviens d’être née, j’ai connu l’amour de mon père
Et si je me suis consacrée c’est parce que j’étais votre infante
Que vous avez dû entraîner pour que l’ÏÄMOURÏÄ soit prospère
Au nom du Féminin Sacré dont j’ai le rôle d’Hiérophante.
En quittant l’empreinte du temps, j’ai aligné vos expériences
Qui font de moi une Reine-mère au cœur de cristal androgyne.
Non pas comme un simple instrument dont vous subiriez l’obédience
Mais de la même force primaire que ce qui est à l’origine.
Et moi, mon père, je suis fière d’être la fille des LLyriades ;
Fière d’être née de ton sang et du feu du conquistador.
On peut me traiter de « sorcière », elles n’en sont pas moins des myriades
Qui t’ont déjà rendu puissant par la force de l’anneau d’or.
Fière d’être née de Laëtïtïa, fille de Loreleï, ton grand amour ;
Loreleï, fille de la matriarche et reconnue comme sorcière.
C’est l’héritage de l’ÏÄMOURÏÄ, royaume du polyamour,
Nous, les femmes qui ouvrons la marche en lui prolongeant la lumière. »
Illustrations de Ledalïä.
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