L’intégration des Poïnts Zéro

L’intégration des Poïnts Zéro

Tous ces Poïnts Zéro alignés représentent un trajet précis
Où chaque point a pour fonction d’anticiper le point suivant.
Depuis le premier désigné jusqu’au dernier de mon récit,
J’en arrive à la conjonction qu’il en est un objectivant.

Assurément, c’est un point double, précisément d’une rencontre
Qui a commencé par Laurelïne et suivi de près par Loreleï.
La courbe à nouveau se dédouble et après repart à l’encontre
D’ÄLLÏÄ, la muse cristalline et se termine à l’ÏÄMOURÏÄ.

Je n’ai pas besoin de comprendre mais juste savoir qu’elle existe,
Qu’elle représente mon existence, de la naissance jusqu’à la mort,
Et qu’elle continue pour m’apprendre un autre monde qui coexiste
Mais qui est d’une autre substance dont ce poème est l’oxymore.

Combien de fois ai-je tracé la même courbe en d’autre temps,
D’autres rencontres pertinentes et d’autres expériences de souffrance ?
Combien de fois ai-je embrassé celle qui me suit, me permettant
D’avoir une vie déterminante avec une double assurance ?

Cycle du feu, cycle de l’eau, cycle de terre, cycle de l’air,
Un cycle à moitié incarné dans cet univers où je suis.
Et puis, juste au bout du rouleau, une trajectoire similaire
Dans l’antimonde, désincarné et avec tout ce qui s’ensuit.

Dans l’autre monde, le feu construit et l’eau n’est pas source de vie ;
La terre n’est que d’antimatière et l’air un éther délétère.
Ce à quoi je serai instruit m’apportera d’autres envies
De l’autre côté de la frontière d’un autre système planétaire.

Là-bas, tout va toujours trop vite, plus vite que la lumière sombre,
Et le temps circule à l’envers vers le devenir antérieur.
Mais à la fin, nul ne l’évite, on ralentit parmi les ombres,
Entre paradis et enfer pour ressortir à l’extérieur.

Illustration de Geminïä.

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