


Descente
Je me tiens là, dans l’eau profonde, où la lumière se resserre,
Où la surface horizontale tremble sous mon rire moqueur.
Prends ma main ! Plongeons dans le monde marin du silence émissaire
Où ton âme sentimentale va respirer selon mon cœur.
Déjà la lumière blêmit comme un souvenir trop fragile
Et l’atmosphère verticale s’efface en un lointain soupir.
Nous quittons le regard démis et nos ondulations vagiles
Lui apprennent la vision bancale et à rêver sans s’assoupir.
Reconnaissance
Descendons plus bas ! Mes blessures ne saignent plus, elles me pèsent ;
Strates de sel et de silence déposées au cours des années.
Accepte alors ma meurtrissure jusqu’à ce que la pression apaise
Et vainc l’ultime vigilance qui devient dès lors surannée !
Ici, il n’y a point de chute mais seulement une immersion,
Une densité grandissante où l’énergie devient lente.
Ton élan cesse d’être une lutte et se transforme en suspension
Que ta conscience alors y consente, soit patiente et assimilante !
Tension douce
Mon Poïnt Zéro n’est plus un axe, ni un face-à-face abyssal,
Mais il est cercle irréversible où nos limites se confondent.
Lorsque ton désir se relaxe et en devienne transversal,
Nos souffles alors sont accessibles à cette descente profonde.
La lumière devient bleu nacré, puis intérieure et éprouvée ;
Elle ne provient plus d’en haut mais découle de l’obscurité.
Dans cette pénombre sacrée où rien ne doit être prouvé,
Nos présences s’accordent en duo à cette nouvelle vérité.
Point de non-retour
Dans la paix incommensurable de mon océan matriciel,
Une perle azurée se forme au milieu de l’immensité.
C’est une étape mémorable, un non-retour existentiel :
Le Poïnt Zéro ! Ce point conforme à mon désir d’intensité.
Illustrations de Ledalïä.
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