


Je me tiens droite dans la braise du flux de mes cordes cosmiques
Par un fil rouge qui me traverse de ma propre témérité.
Le vide autour me met à l’aise sous le faisceau monochromique
Car rien ici ne me renverse sauf l’appel de la vérité.
Les lignes obliques de la nuit, là où l’espace-temps se joint,
Convergent vers le centre ardent de cette évidence première.
Je ne cherche pas l’infini mais le lieu où je le rejoins
Ce point d’équilibre s’accordant à la limite de la lumière.
Tu es face à moi, en balance et sans chercher à m’imposer
Ni conquête ni soumission, ni l’ombre d’une reddition.
Entre nos deux souffles en silence, sans impatience interposée,
Se tend une seule intention : offrir l’amour sans condition.
Je ne m’offre pas : je me dresse, je suis maîtresse de mon corps,
Souveraïne dans ma lumière et Reïne-Mère en pureté.
Ma nudité n’est pas faiblesse mais ma façon d’être en accord
Avec l’espérance première où je demeure en sûreté.
Le fil surgit de ma poitrine pour atteindre la Voie Lactée ;
Il ne réclame ni succès, ni performance à proclamer.
Il mesure ce qui s’incline, se meut et veut se contacter
Lorsque l’orgueil devient abcès et perce après s’être enflammé.
Le Poïnt Zéro n’est pas contact mais utopique voire impossible ;
C’est l’instant juste avant l’élan, juste avant l’illumination.
Lorsque deux volontés intactes rendent cet acte enfin possible
Et choisissent le même courant en phase d’illimitation.
Alors la lumière verticale atteint les deux extrémités,
Traverse nos fronts alignés, sur les deux infinis croisés.
Et sans révolution orbitale, Laurelïne dans l’intimité
Rétablit l’axe désigné vers le Poïnt Zéro pavoisé.
Illustration de vexels sur https:www.vexels.comvectorspreview74515energy-flow-abstract-lines-background .
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