ÄLLÏÄ, la Reine nue

Si mon corps paraît transparent, mon entité l’a exigé ;
Car je me maintiens sur le seuil entre le monde et le néant
Qui ne pouvant être apparent et pourtant à son périgée,
Me permet au creux de son œil de me dresser sur mon séant.

Je suis ÄLLÏÄ la reine nue et je ne supporte aucun voile
Qui altèrerait la transparence de mon corps taillé de cristal.
Je me montre sans retenue par la grâce de mon cœur d’étoile
Qui montre la prépondérance de ma géode génitale.

Ma poitrine aux seins de diamants produira un lait cristallin
Qui allaitera mon enfant pour lui donner ma transparence.
Et mon ventre est un flamboiement où afflue le sang opalin
Qui répand le flux triomphant qui n’admet aucune carence.

En traversant l’éternité, parmi les ondes de cristal,
ÏÄNIMÏÄ se manifeste dans son petit corps de lumière.
Et dans cette sérénité loin de ce qui serait fatal,
C’est l’ÏÄMOURÏÄ qui nous leste d’une grâce singulière.

Je suis nue pour irradier cette puissance sidérale
Qui ne saurait être cachée car elle est toute mon offrande
Même mon sexe est incendié par la vérité viscérale
Auquel mon être est attaché en tant que Mère Révérende.

De mon plexus à mon pubis, vibre le double huit sacré
Dont l’énergie est visible par des faisceaux luminescents.
Et dans mon cœur bat le rubis divin, céleste et consacré
Qui berce de façon paisible ce petit être opalescent.

Je ne porte qu’une couronne et des petits souliers de verre ;
Admirez-en la vénusté que l’univers m’a consacré.
Quant à mon réseau de neurones, il est connecté aux ovaires
Par des fibres optiques ajustées au bus du Féminin Sacré.

Illustrations de Ledalïä.

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