Le psaume de Geminïä

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Sous l’argent du lundi sacré, je tisse un rêve avec chaleur
Dans la clarté fauve et nacrée quand la Lune m’offre sa pâleur.
Là, dans ma chambre toute parée, mon âme n’a plus aucune peur
De la nuit qui s’est préparée à me sortir de ma torpeur.

Le fer, rougi d’un mardi fier, forge mon cri de grand combat ;
La flamme est le brasier d’hier qui guidait chacun de mes pas.
Tout mon être devient d’acier, loin du tumulte et du fracas,
Car ma force est un droit gracié qui ne me cause aucun tracas.

Le message d’un mercredi porte mon chant vers les sommets
Dont les voix au ciel ont grandi et ne se tairont plus jamais.
Mon esprit s’est bien dégourdi, sous les étoiles parsemées,
Et le secret enfin ourdi dans le silence que j’aimais.

Par l’éclat d’un puissant jeudi, je dicte ma sainte sentence ;
La justice au cœur resplendit par ma seule et pure présence.
Le destin se trouve rafraîchi du fait de ma propre endurance
Et ma structure s’est affranchie avec une grande assurance.

Sous l’amour pur d’un vendredi, mon rêve est une anamorphose
Où le monde s’est enhardi dans une belle métamorphose.
Mon cœur est un vrai paradis où le bonheur enfin repose
Et ma joie, un fruit qui prédit qu’un bien-être s’y prédispose.

Le Saturne d’un samedi produit le double huit sacré ;
Le temps s’en retrouve agrandi car l’éther a su s’y ancrer.
L’espace est foyer d’incendie par le silence qui s’ensuit
Et la lumière, bien plus hardie quand l’ancien univers s’enfuit.

Le Soleil d’un joyeux dimanche resplendit à son apogée ;
Sa gloire est lame d’une arme blanche et l’ombre en moi est abrogée.
Sur ma robe qui se déhanche, le Pentacle d’Or Fin me drape
D’une puissance en avalanche dans le climax qui me rattrape.

Illustration de Geminïä.

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