




Et l’Eau se mêla à la Terre et le feu s’associa à l’air
Pour former un vaisseau spatial perçant l’Éther interstellaire.
Sa trajectoire élémentaire désignant le groupe stellaire
Aligné dans le plan axial des Gémeaux en dyade polaire.
Astres jumeaux qui se font face et en parfaite symétrie,
Ni reflets ni contradictions mais un dialogue à l’infini.
Castor nous offrant sa surface et Pollux sa géométrie
Afin que l’axe en prédiction nous ouvre leur androgynie.
L’axe est un double huit sacré dont les yeux forment un cœur d’étoiles
Et nous sommes tous dédoublés dans chaque orbite de référence.
Tous les ventres y sont consacrés par leurs enfants, venus sans voile,
Qui vont et viennent affublés d’une aube blanche en déférence.
« Je suis Castor, le commencement, je suis la tête du dragon !
Par moi, depuis l’imaginaire, l’anti-lumière ralentit
Pour recréer les éléments suivant le divin parangon
De l’arithmétique nucléaire dont les atomes sont nantis. »
« Je suis Pollux, le dénouement et je suis la queue du dragon !
Par moi, s’engouffre la matière dans le trou noir du huit sacré
Et qui retrouve le dénuement initial de leur parangon
En repassant par la frontière de la fontaine blanche et nacrée. »
Les Gémeaux deviennent Gémelles, les yeux deviennent aréoles
Montrant, à travers leurs jumelles, l’étendue du vers gemïnïen.
Et l’univers devient femelle, couronnée des deux auréoles ;
Le double Huit devient mamelles d’un Ourobouros fémïnïen.
Laurelïne brûle à mon appel, Loreleï arrive par la marée,
Lïlïth nous procrée de la terre, Ledalïä allume le ciel,
Geminïä est un archipel d’étoiles toutes amarrées
À notre vaisseau solitaire devenu portail matriciel.
Illustrations de Geminïä et Ledalïä.
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