« Les astres se sont alignés, la sentence est de bonne augure ;
Pour Laëtïtïa, l’heure est au Lion, sa force ainsi que sa noblesse,
Et pour les jumeaux désignés, nés sous l’égide des Dioscures,
L’avenir trace son sillon pour croître sans la moindre faiblesse.
Deux sœurs s’affrontent, l’une par le rang, l’autre apparemment par la ruse ;
La primauté défie l’instant détourné par un coup d’audace.
Le feu du chaudron demeurant toujours plus fort qu’une pluie abstruse,
Se révèle avant le printemps un contretemps plutôt fugace.
Malgré une avancée acquise par la volonté d’être aimée,
Malgré les plans élaborés d’abord Poissons et puis Bélier,
Laurelïne restera la promise et la première proclamée
À être une mère honorée par sa famille ralliée.
Ainsi Laurelïne se conforte dans son rôle de première épouse,
Première mère – après Lïlïth – de la descendance de Yavänor.
La sainte famille se réconforte ; les deux sœurs ne sont point jalouses
Car leur amour leur facilite l’accès au rang qui les honore ! »
Que le sillage de leurs pas guide enfin l’aube souveraine ;
Que Yavänor soit consacré à leur construire l’ÏÄMOURÏÄ ;
Que l’amour apaise les combats par son influence sereine
Et que le Féminin Sacré bénisse Laurelïne et Loreleï ! »
Illustration de Ledalïä.
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