Chorégraphie pour cinq Souveraïnes

Laurelïne
Pieds nus sur le rivage et les bras triomphants,
Elle embrasse le ciel et en salue le feu
Laurelïne montre son ventre, l’écrin de ses enfants,
Au Dieu-Soleil, son père, pour exaucer ses vœux.

Loreleï
Presque en apesanteur entre deux eaux, céans,
Loreleï nage en dansant et danse en ondoyant.
Elle suit le courant doux qui vient de l’océan
Elle redevient sirène au ventre flamboyant.

Lïlïth
Lïlïth ne danse pas, c’est la terre qui danse.
Les algues la recouvrent et le sol se dérobe,
Et puis on sent trembler le décor en cadence
On dirait qu’elle fond dans le lieu qui l’enrobe.

Ledalïä
Ledalïä est drapeau, fanion, voile, oriflamme ;
Elle ne dans pas elle vole en courant dans les airs.
Sa robe n’est que du vent, son corps n’est plus qu’une flamme
Elle jaillit dans l’azur, imitant un geyser.

Geminïä
Elle a quitté la Terre pour son berceau cosmique
Elle ne dans pas, elle pulse dans le réseau de nuit.
Son ventre absorbe tout comme un trou noir comique
Et Geminïä en rit, larmes en perles de pluie.

Illustrations de Ledalïä.

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