Tous les matins, à l’heure dite, quand le soleil est à l’honneur,
Toutes les Souveraïnes enceintes font la « Danse des Marées sacrées ».
Une chorégraphie inédite dont elles n’éprouvent ce bonheur
Qu’en cette aubaine sacro-sainte que la vie leur a consacrée.
Chacune son élément sacré et sa danse la mieux adaptée
Par laquelle le corps s’exprime pour ressentir intensément
Les effets du bain consacré par toute l’énergie captée
Afin de profiter, en prime, de son essence en complément.
Or-bleu, Or-vif, Or éclatant, la source du Soleil jaillit
Et Laurelïne offre à son mentor son corps, puis hardiment, son ventre
Sur le rivage miroitant, elle danse et sa peau, assaillie
Par la lumière, ressent pléthore de chaleur qui s’y concentre.
Argent, reflets, bleu outremer, l’empire des mers engloutit
Loreleï qui retrouve les lieux où faire son ballet aquatique.
Et tous les secrets de la mer remontent un par un, emboutis
Dans sa mémoire, dans le milieu de son enfance hydrostatique.
Terre-noire, terre-verte, terre vivante, toute la création répond
À Lïlïth qui s’enterre le corps dans un bain d’algues salutaires.
Toutes ses pensées émouvantes l’amusent et c’est par petits bonds
Qu’elle se reconnecte en accord avec le centre de la Terre.
Air-frais, air-vif, air-vivifiant, toute l’atmosphère respire
Et Ledalïä plane dans les airs de son corps comme un oriflamme.
Dans l’air iodé, fluidifiant, elle vole, elle vole, elle transpire
Entre les milliers de geysers giclant comme petites flammes.
Éther, espace-temps cosmique, tout le réseau se reconnecte
À Geminïä de tous ses pores et sa matrice interstellaire.
Elle pulse, elle pulse, l’effet comique atteint la Terre qui collecte
Un peu de pluie des météores chargés de sels crépusculaires.
Illustration de Geminïä.
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