

« Laurelïne & Lïlïth, fille et mère réunies dans l’ÏÄMOURÏÄ »
Semblait aussi inattendu que le retour de Jésus-Christ !
Par quelle coïncidence éphémère, mon rêve se les appropria ?
C’est sans doute un sous-entendu qui m’a échappé à l’écrit…
Laurelïne
« Mère… Maman !
Je ne sais pas comment te dire mais c’est moi qui t’ai appelée !
Tu aurais pu me l’interdire mais j’étais très interpelée ! »
Lïlïth
« Ma fille… Ma chérie !
Ton appel n’est pas une erreur ; tu as juste ouvert une porte
Et quand j’ai senti ta terreur… au diable tout ce qui importe ! »
Laurelïne
« Pourtant… de nous voir réunies… et autour du même poète…
C’est comme si tu m’avais punie d’avoir une tête d’alouette ! »
Lïlïth
« Toi, vous vous êtes aimés d’amour ! Moi, c’est au contraire pour survivre
Et, quitte à faire un peu d’humour, j’ai ri d’entrer dans son grand livre ! »
Laurelïne
« Je voulais cet enfant, maman mais j’avais peur d’être fautive
En donnant corps à ce roman, je me sentais trop émotive ! »
Lïlïth
« Je l’ai sentie dès le moment par vos libidos consacrées
Qui évoquaient en les nommant les rites du Féminin Sacré ! »
Laurelïne
« Je n’ai rien dit, je te le jure ! Comment a-t-il pu deviner
Les rituels détaillés que seules les femmes connaissent ? »
Lïlïth
« Je sais, cela m’a étonnée ! Et c’est moi qui fus attirée
Car j’étais si attentionnée qu’enfin mon cœur a chaviré. »
Laurelïne
« Et nous voici toutes deux enceintes ! Moi, son épouse, et toi, sa mère !
Situation qui porte atteinte aux traditions les plus sommaires ! »
Lïlïth
« Ce n’est ni lui, ni toi, ni moi qui sommes à blâmer, ni personne !
Cela s’est construit au fil des mois sans qu’une censure le soupçonne ! »
Laurelïne
« Alors soit ! Mon époux s’en va et son avatar le remplace…
Et j’accepterai les vivats quand mon frère m’aimera à sa place ! »
Lïlïth
« N’oublie pas que nous sommes des dieux et les dieux écrivent l’histoire
Dans l’ÏÄMOURÏÄ rien n’est odieux, mais au contraire une victoire ! »
Illustrations de Ledalïä.
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