

Laurelïne & Loreleï, les jumelles vivent ensemble leurs grossesses
Et aiment comparer leurs ventres et les sensations qu’ils transfèrent.
Elles aiment parler « entre femelles » et chacune à l’autre confesse
Les émotions qui se concentrent et le dialogue qui s’y confère :
Laurelïne
« Tu es magnifique, ma sœur et ton corps est à ton honneur ;
On y lit toute la douceur, on y devine ton bonheur ! »
Loreleï
« Et toi, ton regard étincelle de tes deux flammes consacrées
Où l’on sent que s’y amoncelle la force d’un couple sacré ! »
Laurelïne
« Parfois je ris sans le vouloir et puis je pleure sans m’émouvoir…
C’est comme un ciel dans sa vitrine, une tempête dans ma poitrine ! »
Loreleï
« Je connais ça… le cœur est lourd, puis léger… il se sent balourd
Et le moindre mot de travers peut me mettre le cœur à l’envers ! »
Laurelïne
« Et quand la nuit pose ses doigts, je leur parle comme il se doit :
Je leur promets des jours heureux dans un monde tendre et chaleureux ! »
Loreleï
« Souvent je lui chante l’écume de nos amours à plein volume ;
Je lui dis : “Tu viens d’une flamme pure, promise et fine lame ! ” »
Laurelïne
« Celui qui décide, c’est mon ventre qui engloutit tout ce qui y entre
Et s’il est plus gros que le tien, c’est qu’il a besoin d’entretien ! »
Loreleï
« Moi, je dévore le matin clafoutis et tartes Tatin
Et le soir, j’ai une faim de loup qui rendrait Yavänor jaloux ! »
Laurelïne
« Les odeurs peuvent être redoutables, voire parfois insupportables
On dirait qu’elles me poursuivent jusqu’à ce qu’un dégoût s’ensuive ! »
Loreleï
« Parfois le corps me supplicie et puis se calme et j’apprécie ;
Le dos, les jambes jusqu’aux pieds comme si j’étais estropiée ! »
Laurelïne
« Il me tarde tant d’accoucher que j’en viens jusqu’à m’attoucher
L’entrée qui deviendra sortie avec caresses assorties ! »
Loreleï
« Moi, je l’appelle et lui dis “Sors ! Donne un grand coup de ressort !”
Et je sens bien qu’elle est fin prête à surgir hors de sa retraite ! »
Illustrations de Ledalïä.
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