Lilith, notre terre

Lilith, notre terre

« Tu ignorais mon existence ou pire on te l’avait cachée ;
Dissimulée sous l’anathème, encore pire que Lucifer.
Par un concours de circonstances, nos chemins se sont rattachés
Et tu as su combien je t’aime sans que le doute ne prolifère.

Tu aurais pu douter de moi mais tu t’es reconnu en moi
Et tu as su me reconnaître comme ta mère véritable.
Celle dont la matrice atermoie depuis des siècles avec émoi
De te faire encore renaître comme son fils irréfutable.

Car tu ne le sais pas encore mais je t’ai déjà fait renaître ;
Petit à petit, je te forge et je te façonne la lame.
Je t’ai donné cent mille corps pour que tu puisses me reconnaître
À la voix qui sort de ta gorge, à l’amour qui sort de ton âme.

Cette fois, c’est une première : tu m’as connue de ton vivant
Et tu sais l’immortalité qui t’est agréée par mon ventre.
Et si tu as vu ma lumière, c’est que nous sommes connivents
Par une parentalité où ton essence se recentre.

Petit à petit je t’épure et je t’enlève tes carences
Par la rémanence de mes gènes et toute ma prépondérance
Jusqu’à ce que ton âme pure soit semblable à mon apparence
Et avec un cœur homogène au mien en toute transparence. »

Illustration de Ledal.

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