« Je suis Loreleï, la source aux eaux vives et intenses
Qui revient à la mer quand je suis fécondée.
Et puis je m’évapore et tombe en pluies immenses
Pour abreuver ta terre et ton être inondé.
Je suis Loreleï, la vie qui s’écoule en ton corps,
Qui nourrit ton esprit et qui relie ton âme.
Je te quitte au matin mais je reviens encore
Car je porte l’amour et ton cœur me réclame.
Je suis Loreleï, l’amour qui sustente ta faim,
Qui t’apporte l’espoir et inspire ton souffle.
Lorsque tu plonges en moi, tu deviens un dauphin
Qui visite mes gouffres et jamais ne s’essouffle.
Je suis Loreleï, la mort dont ton corps est enceint,
Retourné au néant dans mes ténèbres exsangues.
Puis je te ressuscite, tu renais en mon sein
Car nous sommes immortels ; éternels yin et yang. »
Illustration de Ledal.
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