
À l’origine, l’humain est neutre jusqu’à la septième semaine ;
L’embryon est « bipotentiel » sans distinction garçon ou fille.
Les gonades se calfeutrent sans le moindre épiphénomène
En canaux « bidimensionnels » et un tubercule qui oscille.
Le déclic génétique s’opère et les gonades se reclassent ;
Les deux canaux se développent afin que les sexes florissent.
Pour Élysäé les ovaires commencent à se mettre en place
Avec les trompes de Fallope, utérus, vagin, clitoris.
Pour Orélion, le gène mâle transforme gonades en testicules
Qui resteront tout près des reins avant d’entamer leur descente
Avec production hormonale qui allongera le tubercule
Pour former un pénis serein, dans sa forme naissante.
Élyäna porte l’oriflamme ; un double X tendre de conséquences ;
L’embryon deviendra femelle et sera transmettrice de vie.
Les deux futures jeunes femmes s’allient sur la même fréquence
De communication jumelle propre à assurer leur survie.
Ärÿnor porte l’étendard du gène Y qui pèse lourd ;
L’embryon deviendra un être qui suivra la voie masculine.
Jeune animal fier de son dard, un peu belliqueux et balourd
Qui doit apprendre à se connaître et gérer son adrénaline.
Élyäna connaîtrait-elle les dispositions de son sexe
Dont le Scorpion use de charme, de beauté et de séduction ?
Virtuose de la bagatelle aux stratagèmes les plus complexes
Et quand il faut, maîtresse d’armes, à l’heure de la reproduction.
Orélion en soldat du cœur subira beaucoup de défaites
Mais c’est ainsi qu’il s’aguerrit pour celle à laquelle il aspire.
Mais un jour il sera vainqueur ou vaincu par une nymphette
Qui l’amènera à la mairie pour le meilleur et pour le pire.
Illustration de Gemini.
Laisser un commentaire