Pionnier de l’essence de vie, passeur de l’âme dans le corps,
Le cœur initie l’existence dans laquelle s’éveille le Lion
Dont l’ambition inassouvie commence à planter le décor
Pour diriger avec prestance ce qui se joue dans l’embryon.
Entre le cœur et la raison, le cœur assure la régence
Et mettra toujours son veto sur les dossiers des sentiments.
Pourtant c’est sans comparaison que le cœur a fait allégeance
Pour servir le corps « in petto » et assumer les nutriments.
Car entre la vie et la mort, le cœur fidèle à son devoir
Assure jusqu’au bout son rôle qui est avant tout de survivre.
Loin de jouer les matamores, il est le seul à s’émouvoir
Lorsque l’amour a la parole car il lui faut aimer pour vivre.
Élyäna sait les valeurs dont le cœur a fait ses devises :
La justice, la tempérance, la force ainsi que la prudence.
Quatre vertus qui s’évertuent à ce qu’elles seules supervisent
L’existence avec déférence envers la divine Providence.
Ärÿnor ne craint ni l’ardeur, ni les élans intempestifs
Car les vertus sont quatre clefs permettant la modération.
Et s’il passe un mauvais quart d’heure par un affolement affectif,
Il sait qu’il est aussi musclé contre les pires exécrations.
Élyäna connaît ses faiblesses et les dangers des effusions
Lorsque la raison abandonne au profit d’un cœur débridé.
Les charmes de quelques diablesses peuvent aussi à profusion
Porter l’amour que désordonne un Cupidon trop déridé.
Ärÿnor saura l’entraîner et le guider lors des efforts
Par des activités sportives et une alimentation saine
Mais sans se laisser engrener dans l’excès de plus en plus fort
Et dont la moindre récidive pourrait se révéler obscène.
Illustration de Letaxä.
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