

Voici l’arbre de connaissance dont les racines tombent du ciel
Pour ouvrir deux lobes radieux où souffle un air de connivence.
Ici respire l’arborescence du langage le plus essentiel :
Celui qui inspire l’air des dieux et en expire l’intelligence.
Souffle aérien de la conscience, flux et reflux selon les phases ;
L’apprentissage qui élève, l’enseignement qui restitue
Une partie avec patience, l’autre partie avec emphase
Et qui reçoivent la relève d’autres vents qui se substituent.
Il y entre la voix de leur mère qui écrit le premier chapitre
Et qui empreint les branchioles d’une première encre indélébile,
Accompagnée du vent du père, un vent plus fort à juste titre
Mais qui tonne et qui affriole les jeunes pages volubiles.
La connaissance ne stagne pas et ne vit qu’en communiquant ;
Elle reçoit et analyse la pertinence de ce qui entre,
Elle restitue tout en l’état ou s’enrichit en chroniquant
Sa mémoire qu’elle canalise avec l’amour qu’elle y concentre.
Jamais rencontres ne s’arrêtent, jamais rien ne s’immobilise,
Le savoir est la discipline que Dieu a inscrite dans la vie :
Parfois comme un air d’opérette, un air doux qui infantilise ;
Parfois une onde sibylline qui sursoit à être assouvie.
Ainsi la première rencontre avec le monde extraterrestre
Est un échange entre les airs chargés de paroles et musiques.
Ici rien ne va à l’encontre de tout ce savoir qui s’orchestre
Entre cet inconnu disert et notre intérieur amnésique.
Mais le voyage doit se poursuivre – c’est le but de la connaissance –
Par d’autres facteurs nourriciers qui ravitaillent et entérinent.
La vie est une histoire à suivre ; chaque jour apporte l’essence
Des cours dont vont bénéficier deux anges à l’école utérine.
Illustrations de Ledal.
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