

Quand les signes furent réunis par Yavänor et Laëtïtïa,
Il se produisit, en écho, un signal dans leur habitacle.
L’endomètre se rembrunit et le destin de l’ÏÄMOURÏÄ
Écarta deux portails égaux sans qu’il y ait le moindre obstacle.
Dans cette nuit intemporelle, deux étincelles embryonnaires
Se levèrent d’un commun accord et ensemble franchirent les seuils.
Une planète intracorporelle ouvrit la voie processionnaire
Menant au-delà du décor, derrière les murs en trompe-l’œil.
L’utérus est un terminal d’une vie active et intense
Avec avitailleurs sanguins et surveillance renforcée.
Un mégacentre cardinal d’échanges de grande accointance
Où chacun apporte son gain qui est aussitôt reversé.
Partout ils perçoivent sa couleur, partout ils sentent son odeur
Comme une signature intime correspondant à leur nature.
Ils perçoivent aussi ses douleurs quand un faux mouvement, ravaudeur,
Commet une gaffe illégitime envers le dôme de sa structure.
Ce n’est plus une planète creuse mais le monde de Laureline
Au firmament veiné de rose et aux grandes artères coronaires.
Perçant la voûte ténébreuse, deux spirales aux branches violines
Dardent leurs volutes et arrosent un jardin extraordinaire.
Cherchant la main de leur déesse, Élysäé et Orélion
S’effleurent, se touchent et se resserrent en sachant ce qui va s’ensuivre…
Alors s’ensuivent des caresses prodiguées par deux embryons
Puisqu’il leur semble nécessaire de s’aimer afin de poursuivre.
Contrairement à Adam et Ève, la connaissance leur est offerte
Et le grand souffle du voyage les invite à suivre la source
De leur origine qui soulève questions, réponses et découvertes
Envers leur mère dont le maillage se dévoile au bout de la course.
Illustrations de Ledal.
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