

Yavänor
« Je suis tout ce qui va vers toi ! » semble me souffler le nœud nord
Pour celui qui porte l’avenir de tout ce que je veux bâtir.
Appel vers un lieu où se côtoie une famille qui m’honore
Et par qui je vais parvenir au stade où je dois compatir.
Il tire de mes rêves sans âge, le chemin que je dois poursuivre ;
Il m’ôte toutes les barrières que jamais je n’osais franchir.
Il m’affûte l’âme avec courage dans sa forge et il va s’ensuivre
Le départ d’une carrière dont nul ne pourrait m’affranchir.
Dans mon cœur, il grave la force que celui-ci doit contenir
Me rappelant l’ampleur céleste de mon don de Chirotonie.
Il vient créer en moi l’amorce de l’homme que je dois devenir
Et m’aide à façonner mes gestes pour nos futures cérémonies.
Voici que Yavänor s’éveille et prend les rênes du pouvoir ;
Il salue Yavänor-l’ancien car il le lui a transféré.
Non loin, Laëtïtïa s’émerveille ; elle est en train de s’émouvoir
Car ils deviennent musiciens d’un hymne sacré proféré.
Yavänor parle par sa mère qui se rapproche de Loreleï ;
Elles deviennent indissociables comme si elles étaient siamoises.
Il leur faut ce contact primaire et permanent, vaille que vaille,
Pour cette fusion insatiable dont les cœurs réunis pavoisent.
Lilith
Voici que moi, Lilith, ta mère et matriarche de ta lignée,
Je vous bénis et vous unis au nom du Féminin Sacré.
J’aurai le rôle de grand-mère et la mémoire désignée
Pour que vous soyez réunis, mari et femme consacrés.
Je prends Yavänor par l’épaule et le sacre prince héritier ;
J’allume en son cœur une flamme pour briller sur tous les acquis.
Honneur et vaillance, ses deux pôles, lui conjurent force et amitié
Envers les hommes et les femmes qui espèrent en être conquis.
Illustrations de Ledal et Gemini.
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