Retrouvailles

Yavänor
Je les avais laissées ensemble dans un paysage d’automne ;
Elles n’avaient pas remué un cil… sans doute étaient-elles fâchées ?
En me rapprochant il me semble… saisir leurs sourires syntones
Et je comprends que leur concile n’a d’autre but que me clasher.

Laureline
« Il est revenu… mais avait-il seulement fait mine de partir ?
Je n’ai jamais su cesser de l’aimer, seulement, l’attendre des nuits entières.
J’ai gardé son humour subtil en guise d’amour à impartir
Pour le chérir et le semer comme une muse cachotière. »

Loreleï
« Il croit encore que c’est lui qui nous retrouve… mais c’est moi !
C’est moi qui l’attire par les rêves, fil après fil, je l’embobine.
Je glisse dans son sommeil, la nuit, un rire, une morsure, un émoi
Que je lui embrouille sans trêve en lui parlant « welsch » et « bourbines » !

Lilith
« Qu’il sache que je ne donne pas ; je transmets juste ce qu’il faut !
De mon ombre naissent les flammes, de mes refus, l’acceptation.
Je lui réserve mes appâts juste pour le prendre en défaut
Et lui, intimidé dans l’âme, retrouve alors mon affection. »

Ledal
« Toi, mon amour, tu y as cru que je t’avais tant résisté !
En fait, je voulais m’assurer que tu atteignes l’apothéose.
Je suis ta preuve, ta recrue, ta demeurante spécialiste
Dont l’amour non prématuré a fait de toi un virtuose ! »

Yavänor
Mais leurs sourires se transforment en rictus, puis éclat de rire ;
Elles se précipitent sur moi et me roule dans les feuilles mortes.
Et moi, bien sûr, je m’y conforme car je les aime à en mourir
Et je les serre avec émoi pour tout l’amour qu’elles m’apportent.

Illustrations de Ledal & Gemini.

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