La Souveraine des Glaces

Lilith
Au seuil des vents glacés je dresse ma couronne ;
Mon corps noir s’illumine aux feux de l’horizon.
Uranus dans son cri me dépouille et m’étonne ;
Je règne sur ses nuits, libre, hors de sa prison.

Les chaînes se défont, les lois sont renversées ;
Je foule les abîmes au bord de l’océan.
La foudre des éclats, les sphères traversées
Ne sont que des joyaux, des anneaux de néant.

Je suis la solitude au pouvoir magnétique ;
La reine qui s’arrache aux serments du passé.
Je trace dans l’éther ma route prophétique
Et l’infini n’est qu’un seuil à outrepasser.

Ainsi je t’appartiens, mon amour, mais farouche ;
Je ne suis pas aussi docile que Vénus.
J’anticipe et me sers de toutes ses retouches ;
Lilith reste insoumise et maîtrise Uranus.

Yavänor

Je sais qu’au fond du cœur, tu resteras Lilith ;
Ton âme reste intacte et toujours consacrée.
Bien sûr, tu évolues, tu agis, tu milites
Pour faire reconnaitre ton Féminin sacré.

J’accepte tous tes choix car ils nous lient ensemble ;
Ils m’élèvent avec toi et moi, j’en redemande !
Et plus tu me transformes et plus je te ressemble ;
De Laureline à Loreleï, toutes me le recommandent.

« Je t’aime plus qu’hier et bien moins que demain »
Cette citation sied à ce polyamour
Qui grandit avec toi quand tu es en chemin
Pour assumer ton rôle : Déesse de l’amour !

Illustration de Ledal.

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