La Marée de Loreleï

La Marée de Loreleï

Loreleï
Mon cœur est un écrin d’émotions qui m’empoignent ;
Je cherche dans tes bras l’asile et la demeure.
Ma tendresse s’enfuit sitôt que tu t’éloignes
Et mon âme se voile au moindre vent qui pleure.

Je change avec la nuit, je varie avec l’onde ;
Mes humeurs sont les flots dont la marée divague.
Mais si ton nom résonne au silence du monde,
Je redeviens la perle dans le creux d’une vague.

Je suis faible parfois, timide et trop fuyante ;
Je me cache aux regards quand le fardeau m’écrase m’oppresse
Et ma douceur devient une force éclatante
Lorsque ton feu m’appelle, me calme et me redresse.

Yavänor
Si l’Amour était homme, toi, tu serais sa femme ;
Tu incarnes le cycle des passions nourrissantes
Qui féconde la Terre et jamais ne diffame
Qui te donne son âme, nue et concupiscente.

Tu es ma préférée, je n’ose pas le dire
Mais c’est vrai, tu le sais malgré ton air farouche
Car tu m’as désiré sans jamais m’interdire
La moindre jouissance quand je suis dans ta bouche.

Loreleï
Je suis source d’émoi, de tendresse et d’ivresse ;
Je berce ton sommeil au parfum de mes songes.
Dans le flux de mes bras, tu trouves l’allégresse
Et ton corps se repose au fil de mes mensonges.

Si parfois je faiblis, ma peur devient caresse ;
Je tisse mes erreurs en couronne de fleurs.
Car ma Lune n’éteint ni la flamme ni l’ivresse ;
Elle éclaire ton pas au travers de mes pleurs.

Illustration de Ledal.

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