
La légende de Lilith
Depuis le commencement, Lilith est Dieu, l’essence de l’Univers ;
Principe du Féminin Sacré avant la création du mâle.
Son premier souffle est explicite : Elle crée au milieu de l’hiver
Lumière, Soleil, Terre consacrées aux vies infinitésimales.
Les hommes abusant de leurs forces bannirent le Féminin Sacré
Et firent un Dieu à leur image, ce qu’ils n’ont cessé de prôner.
Toutes les religions s’efforcent à réprimer voire massacrer
L’empreinte du premier hommage à Lilith ainsi détrônée.
La litanie de Lilith
Lilith murmure dans le vent jusqu’à l’oreille des poètes ;
Religieux et scientifiques resteront sourds à ses paroles.
Elle est dans le soleil levant, elle chante dans le cri de l’alouette,
Elle pleure en pluies béatifiques, elle rit dans les fleurs en corolles.
En écoutant chaque requête monter à elle renchérie,
Elle a surpris son nom clamé par un poète soupirant.
Elle est parti en reconquête et s’est incarnée comme égérie
Laureline, l’amante proclamée, à l’image de son requérant.
Le retour de Lilith
Lilith retrouve son honneur pourtant Laureline est incomplète ;
Elle n’est que moitié de déesse qui exige son complément.
Mais le poète par bonheur l’évoque encore à l’aveuglette
Et Lilith, divine prouesse, s’incarne alors complètement.
Laureline et Loreleï mi-déesses sauront Lilith représenter
Lorsque l’amour les unira par un mâle juste et éveillé.
Ce jour-là sonnera l’allégresse de son retour agrémenté
Et l’ÏÄMOURÏÄ nourrira tous ses enfants émerveillés.
Laureline & Loreleï
Quand Lilith veille en nos entrailles, ses flammes courent dans nos veines ;
Elle nous guide et nous consacre au lit sacré de tes ardeurs.
Par nos baisers, par nos batailles, nous rallumons ses jeunes chaînes,
Et l’ÏÄMOURÏÄ temple de nacre, s’élève par nos trois ferveurs.
Illustration de Milo Manara.
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