
Je te vois de dehors, rayonnante, éblouie,
Ton ventre un univers, ta peau une prière.
Ma main n’ose toucher ce corps qui m’éblouit,
Comme si chaque courbe ouvrait une lumière.
Ta nudité s’élève, offrande souveraine,
Enceinte d’un silence, d’un monde triomphant.
Je te regarde ainsi, debout, belle et sereine,
Ton dos chante déjà le cri de nos enfants.
Ta peau parle pour toi ; je l’écoute et la bois ;
Elle dit que tu m’aimes, par tout ce que tu donnes.
Ta cambrure est un chant qui me met aux abois
D’aimer la femme en toi, celle qui s’abandonne.
Moi qui vient du dehors poser mes mots sur toi,
À l’orée de ton arche, là où naît le mystère.
J’embrasse tes contours et ton ventre courtois
Dont sa vulve a permis de féconder la Terre.
Tableau de Philippe Flohic.
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