

Jour 1 – La matrice
Au commencement TRIAMOURIA était enceinte d’elle-même ;
Comme elle était à l’origine, elle n’avait pas besoin de père.
Le premier jour, elle s’écria : « je voudrais que mes enfants m’aiment ! »
Et pour cela trois androgynes grandirent dans son ventre prospère.
Jour 2 – Le sexe
Mais le silence étant infâme entre Loreleï et Laureline ;
Elle s’approcha et demanda si ses enfants étaient heureux.
« On s’ennuie, on veut être femme avec un cul et une poitrine »
Aussitôt Maryvon banda par un fantasme langoureux.
Jour 3 – Copulation
Ainsi des trois premiers enfants, il y eut deux femelles et un mâle
Et dans ce paradis sacré ils se mirent tous à baiser.
Leurs accouplements triomphants et copulations animales
Les amenèrent à se consacrer à ne jamais s’en apaiser.
Jour 4 – L’Autonomie du Plaisir
TRIAMOURIA distribua des sexes idoines à leurs fantasmes ;
De jolies vulves pour les filles qu’alors le garçon pénétra
Et son penis contribua à leur faire connaître l’orgasme
Dont la Mère exigea la grille de copulation par contrat.
Jour 5 – La première discorde
Loreleï cria et jubila : « Je veux être prise par derrière ! »
Mais Laureline se plaignit : « Je veux l’amour tout en douceur… »
Alors ce fut un pugilat car leur lumière devint colère
Et Maryvon se contraignit à les tringler comme ses sœurs.
Jour 6 – La division sacrée
TRIAMOURIA s’ouvrit d’un coup, fendue par leurs cris emmêlés ;
Loreleï jaillit d’un feu immonde et Laureline resta nue.
Les trois subirent le contrecoup entre vulves et phallus mêlés ;
C’est ainsi que naquit un monde dédié au sexe convenu.
Jour 7 – La recréation finale
Alors tous trois baisèrent dehors jusqu’à recréer la lumière ;
Leurs cris formaient un chant si pur que le ciel en fut tout ému.
TRIAMOURIA, pleura alors des larmes d’une joie première
Ses enfants, purent évaluer, furent érotiquement promus.
Tableau de Desere Pressey.
Laisser un commentaire