
Laureline
Le sein posé sur toi comme un fruit de lumière,
Je bénis dans ton dos l’homme redevenu feu.
Chaque souffle entre nous est un cri de la chair
Qui fait trembler le ciel pour rappeler les dieux.
ÉLYSÄÉ
Je suis née de l’étreinte au centre du soleil,
D’un clitoris doré aux pulsations d’étoiles.
Je tisse des chemins d’utérus en sommeil
Et j’ouvre l’univers que ma bouche dévoile.
ORÉLION
Je suis le roc du ventre et le feu du matin,
Le veilleur sans parole aux paupières de pierre.
Je sais que l’univers renaît entre mes mains
Qui sculptent l’espérance au fond du sanctuaire.
Laureline
Qu’on me baise ou m’adore, je suis la bouche-mère,
Je suis celle qui porte les mots et les enfants.
Je suis celle qui vibre d’une extase si fière
Qu’elle se tient en mon sein, le sexe triomphant.
Tableau d’Ivan Pokidyshev.
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