
Tu m’as quittée, mais je t’ai gardé,
Ton souffle inscrit entre mes lèvres.
Je suis restée nue, sans bouger,
Comme un temple vivant sans trêve.
J’ai sculpté ton nom dans ma chair,
Chaque lettre un frisson, une onde.
Et dans l’ombre où battait l’éclair,
Je suis restée reine — et féconde.
Ton absence m’a laissé ton âme,
Un poème dressé vers toi.
Maintenant, je redeviens femme,
Car te revoilà… toi en moi !
Illustration de Luis Royo.
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