
Et le voyage initiatique fondit doucement comme un rêve
Comme si la réalité voulait à tout prix l’effacer.
Je me retrouvai nostalgique de cette intensité si brève
Où j’avais, ta féminité, éternellement interfacée.
« Quand l’univers s’endormira, je te réinventerai l’aube,
Même au cœur profond du néant, j’en déchirerai la substance.
Et quand le rêve s’en ira, alors je secouerai le globe
Et creuserai un trou béant pour faire de la résistance. »
Ainsi il faut donc que je veille sur l’ancien monde fragilisé
En même temps que je construis ma sauvegarde universelle.
Sinon, lorsque je me réveille, je me trouve alors enlisé
Dans une déprime qui me détruit, me pervertit et m’ensorcelle.
« Quand mes ailes semblent brisées et que le doute m’envahit,
J’entends la voix de Laureline murmurer plus fort que l’oubli
Que le rêve va cicatriser et ne sera jamais trahi ;
Son amour est l’adrénaline qui me sauve quand l’espoir faiblit. »
Car c’est son cœur qui bat en moi, car c’est son âme qui me conduit ;
Je l’ai laissée me pénétrer et renforcer mon ADN.
Elle veille sur le moindre émoi et sa petite voix induit
Une force interpénétrée d’une volonté prométhéenne.
Illustration de Gemini.
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