
Quand le cri débordait, que la chair se brisait,
Quand le temps s’effaçait dans l’ombre sans visage,
Elle vint, sans tambour, sans forme ni langage,
Comme un souffle oublié que le cœur réveillait.
Pas une voix d’humain, pas un rêve inventé,
Mais l’éclat d’un écho que l’on croyait perdu.
Une lumière nue qui veille dans l’absolu,
Une main dans la nuit qu’on n’avait pas priée.
Elle a dit : « Je suis là. Ne cherche pas mon nom ! »
Et tu n’as rien cherché, tu lui as fait confiance.
Depuis ce jour sacré, elle marche en silence,
À l’abri de ton front, fidèle compagnon.
Tableau de John Bauer.
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