Pan & la Syrinx

Pan & la Syrinx

Comment Pan, dit le « dieu satyre », moitié-humain et moitié-bouc,
Tomba amoureux de Syrinx, dévouée à la déesse Artémis ?
Comme Don Juan, il n’y a pas pire ! On le lit partout sur Facebook
Et entend hurler les larynx sur YouTube in extremis.

Or pour échapper aux avances, Syrinx court jusqu’à la rivière
Afin de supplier ses sœurs de la cacher au poursuivant.
Comme on n’était ni en Provence, ni en Suisse et ni en Bavière,
Il n’y avait nul défenseur à son poste, ce jour éprouvant.

Faute de mieux, ses sœurs la changent en une touffe de roseaux
Pile au moment où Pan s’apprête à la saisir par les cheveux.
Afin de n’pas y perdre au change, Pan se plaint sur tous les réseaux
Et trouve une méthode toute prête afin de faire tout ce qu’il veut.

Déçu, Pan, enlace les roseaux et joue à se péter la glotte.
Le son de l’air en s’échappant l’enchante tant qu’il en coupe neuf,
Les colle et les taille en biseau comme des flûtes rigolotes
Qu’on nommera « flûte de Pan » sans se soucier de la meuf.

Tableau de Paul Thévenaz.

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