Éléonore

Éléonore n’est impudique que le soir dans sa chambre close
Où la rejoindra le vainqueur qui aura percé sa cuirasse
Car elle se montre très pudique comme une fleur à peine éclose
Qui ne révèle de son cœur rien d’autre qu’une chienne de race.

Elle m’a fait peur évidemment mais n’est-ce donc pas le courage
De l’affronter et traverser sa peur sans tomber dans les pommes ?
Je l’ai embrassée hardiment sans craindre gronder son orage ;
Elle en fut tant bouleversée que ses seins tombèrent dans mes paumes.

Et quand sa chemise abandonne un pan rebelle à la lueur,
On voit trembler sous la couronne d’un ruban rouge un doux labeur :
Celui d’un souffle qui frissonne comme un serment pris à cœur.


Elle n’a rien dit. Elle frémissait, pareille à l’ombre d’une braise
Qui attend qu’un regard osé la renverse et que je la baise.
Alors, d’un rythme bien avisé, j’ai semé l’orage qui l’apaise.

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