
L’amour est un Sphynx de lumière, un Sphynx bleu ailé sur ma tête ;
Son cri résonne à l’intérieur du crâne épongé de l’orgasme.
Un Sphynx qui pose sa première énigme comme sainte requête :
« Te sens-tu bien à l’intérieur ? As-tu assouvi tes fantasmes ? »
Et moi, alors, j’en redemande car répondre, c’est encore aimer,
Unir les bouches, unir les sexes et les conjuguer tour à tour.
Alors le Sphynx me recommande de continuer et parsemer
Son terrain concave et convexe par de milliers d’allers-retours.
S’il est satisfait, il se couche, lové comme un chat sur ma tête
Sinon il crie, il griffe il mord jusqu’à ce que j’y retourne encore.
Enfin quand l’amour a fait mouche, que la jouissance a fait la fête,
Il m’offre la petite mort qui se répand dans tout mon corps.
Et quand nous éteignons la lampe, le Sphynx s’accroche au souvenir ;
Je ressens sa voix dans mes veines, je sens la paix de son sourire.
L’amour n’est plus un corps qui rampe, mais un feu qui va revenir,
Un cri muet qui me ramène au seuil sacré où je chavire.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
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