La vérité sur cette amante n’incombe ni à la religion,
Ni aux amours dévastatrices, mais à l’habit ample et sans manches
Qui dissimule d’infamantes élytres dont la contagion
Fait perdre la tête amatrice de folles amourettes du dimanche.
Car elle attire hors de l’église le chrétien qui manque de foi
Et l’invite à se repentir entre ses cuisses homicides.
Avant que sa proie ne réalise qu’elle lui dévore le foie,
Il ne peut plus rien ressentir à cause d’excrétions spermicides.
J’en ai connu des castratrices, des femmes qui n’aiment pas les hommes
Qui voient le genre féminin comme un esclave érotisé.
J’ai eu la chance salvatrice de posséder le chromosome
Qui résiste au fatal venin dont je suis mithridatisé.
Illustration d’Ed Binkley.
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