



Le métro, grand collectionneur de tous types d’individus,
Se nourrit du désir d’aller dans le sens de sa destinée.
Direction au petit bonheur ou itinéraire assidu ?
Lui, ne fait que bringuebaler ses échantillons coltinés.
Beaucoup de quidam dans leurs bulles, isolés dans leurs téléphones,
Ou cherchant à communiquer ou vampiriser leurs victimes.
On y croise des somnambules parmi l’hétéroclite faune
De saintes-nitouches paniquées à la vue de parties intimes.
Comme un transit intestinal, le métro digère ses gens ;
Toujours ses mêmes aliments ensommeillés et malpolis.
Lorsqu’il arrive au terminal après sa douche au détergent,
Il rêve à son rapatriement au paradis des wagons-lits.
Illustration de Tony Sart
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