Madame Landru tue ses amants pour leur voler leurs vêtements.
D’abord elle séduit ces couillons, puis elle les cuit au court-bouillon
Après les avoir tous tondu afin que les crânes aient fondu.
Mais elle garde les pieds et les mains… Pourquoi ? Vous le saurez demain…
Après avoir passé la nuit à sécher sans le moindre ennui,
Elle les pendouille sur les toits – sans la tête, ils ont l’air pantois.
Le lendemain, de ses menottes, avec aiguilles, dés et pelotes,
Elle faufile leurs paluches au bout des manches en peluche.
Toujours vêtue de robe blanche, elle les expose tous les dimanches
Et en profite pour repérer – c’est une artiste invétérée –
Ses prochains modèles à chérir qui seront chefs-d’œuvre à périr
D’une exécution prestigieuse par leur amante religieuse.
Tableau de Hanna Silivonchyk.
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