Le temple

Par le petit bouton nacré que depuis longtemps je contemple,
Je prononcerai le sésame pour ouvrir sa villosité.
Par la porte humide et sacrée, je pénétrerai dans ton temple
Et Dieu redeviendra la femme qu’ « Il » a d’ailleurs toujours été.

Je le prierai de tous ses seins en les oignant de mes baisers
Et puis je m’agenouillerai devant l’entrée du sanctuaire,
Devant le seuil du Saint des Saints jusqu’à ce que soit apaisée
Mon attirance énamourée aux allégresses somptuaires.

Il y a longtemps, Dieu était vierge. Je ne sais qui l’a fécondée…
« Sans doute », dirait Lapalisse, « qu’il devait être hermaphrodite… »
Moi, j’y planterai bien mon cierge d’une manière dévergondée
Non pas par esprit de malice mais pour goûter son eau bénite.

Sculpture de Fidelma Massey sur http:www.fidelmamassey.combronzes .

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