Lumières d’un mercredi soir

Toutes leurs maisons anonymes de l’autre côté de ma rue,
Désertées toute la journée afin de pouvoir les payer
Puis, revenir en pantonymes dès que le jour a disparu
Pour glaner les heures ajournées tant qu’on est encore éveillé.

Alors s’illuminent fenêtres et postes de télévision
Dans des ambiances orange ou bleues selon le programme du soir.
Après le film, on voit les maîtres et leurs chiens, avec précision,
Faire leur tour même s’il pleut ; c’est là leurs missions, leurs devoirs.

Et revient le jeudi matin où le silence se répand
Entre les ruelles immobiles où l’on sent le vide invasif.
Parfois du bruit dans le lointain… chantier, camion, grue ou trépan
Et parfois une automobile qui trahit l’éventuel oisif.

Tableaux de Léonard Koscianski.

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