Songe noir

Songe noir

Lorsque Morphée s’habille en noir et s’apprête à couper les roses,
Ne me demandez pas pourquoi arbore-t-elle un sourire narquois.
J’ai beau fouiller dans ma mémoire au rayon des rêves moroses,
Aucun cauchemar de guingois ne m’éveille un je-ne-sais-quoi.

J’y verrais plutôt un symbole parmi ces tête entrecoupées,
Les corps sanglants dans la main droite et les ciseaux dans la main gauche.
Elle augurerait la parabole de la seringue entourloupée
Qui d’une injection maladroite exécute sa mortelle ébauche

Tableau de Lorenzo Sperlonga.

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